L'Histoire Greenwood

Êtes-vous intéressés à l’histoire de Greenwood? Le long de ce «cours d’histoire», vous apprendriez un petit peu à propos les cinq générations qui ont habité Greenwood.

Voici une version abrégé de l’histoire Greenwood pour piquer votre intérêt…

Jean-Baptiste Sabourin a tout d’abord établi la résidence Greenwood en 1732. La propriété originale Sabourin tient encore et fait partie de la maison que nous connaissons aujourd’hui. La résidence demeura entre les mains Sabourin jusqu’en 1820, quand John Mark Crank Delesdernier l’acheta. Il avait  comme intention que la maison soit à la fois une résidence pour son fils, Peter Francis Christian, et un magasin général et un poste de traite. Dans les années 1840, Greenwood est devenu la première station de poste dans la région. Greenwood a été rallongé vers l’est à deux reprises, dans les années 1820 et plus tard après 1860.

Greenwood a demeuré dans la famille Delesdernier jusqu’en 1994, quand Phoebe Nobbs Hyde est décédée. Quelques ancêtres familiaux notables incluent R.W. Shepherd, le co-fondateur de La compagnie de navigation de la Rivière de Outaouais, Dr Francis Shepherd, doyen de la faculté de médecine à l’université McGill pour plusieurs années et Percy Nobbs, un des architectes les plus grandement réputés au Canada. Un nombre important de descendants Delesdernier-Shepherd vivent encore dans la région de Hudson et continuent d’être impliqués dans la gestion de Greenwood.

La propriété familiale Sabourin

L’histoire de Greenwood débute durant le régime français vers 1732. Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnial, Marquis de Vaudreuil, le deuxième seigneur de la seigneurie Vaudreuil, a accordé lot 16 à Jean-Baptiste Sabourin, un censitaire (ou habitant) provenant de Pointe Claire.

Ce terrain avait approximativement deux champs de longueur et étendait de la rive du Lac des Deux Montagnes à ce qui est aujourd’hui la Route 342 (Harwood).

En échange de ses terres et la protection du seigneur, Jean-Baptiste Sabourin, en tant que censitaire, devait au seigneur une taxe substantielle. Il devait fournir une corvée (trois ou quatre jours de travail non-payés, tel le défrichage, la construction, ou aider avec la récolte) et d’une location annuelle. En plus de cela, il devait partager une portion du bois sur son terrain et des poissons attrapés sur sa rive.

Toutefois, le compte de Jean-Baptiste Sabourin n’était pas encore net. Son seigneur était aussi intitulé à un «droit de crénelage». Ceci veut dire qu’un quatorzième de tout le grain que Jean-Baptiste moulait dans le moulin du seigneur Vaudreuil resterait dans la possession de ce dernier.

Avec les obligations ci-dessus pesant sûrement sur l’esprit de Jean-Baptiste et sa femme, Sarah Hanson, les deux ont défrichés la terre et établi leur maison tout de même. Alors que le succès de la ferme progressait, ils auraient gardé quelques animaux pour des raisons de nourriture et vêtements. Leurs récoltes principales étaient le maïs, le blé, l’orge, le sarrasin et l’avoine.

Avant d’embarquer dans les  détails de la maison familiale, voici quelques petits faits à faufiler dans l’histoire…

Jean-Baptiste balança deux autres emplois exigeants durant sa vie. Il était Capitaine de milice, commandant en second après le seigneur, pour la seigneurie de Vaudreuil. Il était aussi un traiteur qui aurait obtenu plusieurs types de fourrures animales différentes durant les mois hivernaux en tant que coureur des bois. La fourrure du castor était particulièrement lucrative, puisque celle-ci était très populaire en Europe durant cette période.

La Rivière des Outaouais, autrefois connue comme «La rivière des Algonquins» était la voie majeure pour les canoës des Nipissings, Algonquins, Hurons et Mohawks, et est devenue une voie principale pour la traite de fourrure. En effet, près du lot de Jean-Baptiste, le long de la rivière en direction de Carillon, l’explorateur français Samuel de Champlain aurait passé une soirée sur la rive. Il cherchait non seulement des fourrures de castor, mais aussi une route d’accès jusqu’en Chine!

Hudson est chanceux d’avoir un mémento d’une ancienne tradition commencé par un autre des plus fameux explorateurs du Canada, Jacques Cartier. Quand Cartier navigua jusqu’au Canada, il érigea cinq croix au nom du Roi de la France entre Gaspé (1534) et Trois-Rivières (1536). Des bûcherons canadien-français plantèrent similairement des croix le long de leurs routes. Pour eux, les croix avaient une signifiance religieuse en plus de marquer leur possession d’un territoire.

La croix bordant la rue, située opposé le Centre, est une copie exacte de l’original des années 1870 (qui fait maintenant partie de la collection de Greenwood). Il était auparavant situé plus à l’est, près de ce qui est maintenant le Willow Place Inn. Jetez un coup d’œil vers la croix la prochaine fois que vous passez Greenwood!

Bon, retournons maintenant où nous étions plus tôt… La résidence Sabourin.

Jean-Baptiste et Sarah construisirent un bâtiment à cadre simple. L’étage principal avait un large foyer comme point focal, qui aurait été le centre de l’activité quotidienne, responsable pour le réchauffement, la cuisine et le lavage. Un escalier à pic aboutirait aux chambres à coucher, avec un grenier en haut. Ceci était une maison pour une famille de dix : deux parents, cinq garçons et trois filles.

Par le temps que tous les enfants Sabourin étaient mariés, les Sabourins avaient obtenu une réputation comme «personnes d’influence». La position de Capitaine qu’occupait Jean-Baptiste servi à ajouter à leur statut dans la communauté. Les Sabourins et leurs descendants ont vécu à Greenwood pour presque un siècle entier.

Le grand Foyer

Dans la dernière section, nous avons appris un peu à propos Jean-Baptiste Sabourin et sa femme, Sarah Hanson. Ensemble, ils ont défriché «Lot 16» et ont construit une résidence pour leur famille de dix. Leur maison modeste est la plus vielle structure survivante de l’ancienne seigneurie de Vaudreuil et la section originale de Greenwood. Elle est aussi le point central de cette partie de l’histoire. Allons maintenant à la pièce connue comme «Le grand Foyer».

Dans l’époque de Jean-Baptiste, ceci aurait été la principale pièce de la maison. Le large plancher en pin, les poutres rugueuses du plafond, les dalles d’ardoise du foyer et la fondation en pierre impressive sont tous originaux.

À travers la porte au sous-sol, vous pouvez voir l’épaisseur du plancher (les poutres et poteaux du sous-sol démontrent aussi style de construction original). Un escalier étroit et à pic nous apporte au deuxième étage, qui était probablement utilisé comme chambres à coucher. Des fenêtres sur la face nord pointent vers le Lac des Deux Montagnes, alors que celles du sud pointent vers ce qui est maintenant la rue Main de Hudson.

Fermez vos yeux et imaginez une famille de dix performant leurs activités quotidiennes dans cette maison relativement petite. Pensez-vous au «chaos organisé»?

Un large foyer en pierre est le point focal de cette salle. Ses bras en fer tombent aujourd’hui au repos, mais à un temps, ils auraient supporté un assortiment d’ustensiles. Le foyer aurait été l’endroit le plus animé de la maison, au centre de toutes les activités quotidiennes. Celles-ci incluent des tâches telles la préparation et cuisine des repas, le lavage et  le séchage des vêtements; elle était aussi la seule source de chaleur pour la famille entière. Durant les soirées frigides hivernales, nous pouvons imaginer que les Sabourins devaient se rassembler le plus près que possible à l’entour des flammes.

Un poêle de chauffage en fonte a été inséré dans le foyer par Phoebe lors de son séjour à Greenwood. Ce poêle, datant d’entre 1810 et 1825, était probablement créé aux Forges du Saint-Maurice. Originalement, il chauffait une autre partie de Greenwood et provient de l’époque des Delesderniers.

Près du foyer est une chaise berçante. Phoebe, une actrice professionnelle, s’aurait assis dans cette chaise quand elle performait son monologue de Sarah Hanson. Comment facile cela devait être de se mettre dans la peau du personnage. Après tout, ceci était le foyer de Sarah, où elle passait une grande partie de sa journée!

Lorsque vous êtes dans le centre de la salle, la variété d’artéfact est tout à fait frappante. Contrairement à plusieurs maisons historiques, Greenwood n’organise pas ses pièces par date. Greenwood préfère refléter ses transformations à travers cinq générations… une résidence, un poste de traite et magasin général, une station de poste, une maison d’été et maintenant un «musée familial».

Alors que vous observez la pièce au complet, il y a tellement d’objets magnifiques qui vous donnerons pause… le placard en pin monté au mur, la chaise berçante d’Amélia Rice, l’armoire en pin, les pagaies de beurre, le chaudron en fer, les vieux fers à repasser, la soupière bleue et blanche Wedgwood, les raquettes patte-d ’ours, la ceinture fléchée, les peintures aquarelles de Greenwood, les grelots, la lanterne en cuivre de style nautique, le divan doré farci avec du crin de cheval, et le liste ne s’arrête pas là! Ce n’est aucune surprise que Le Foyer est l’endroit préféré de plusieurs visiteurs!

À ce stade, prenons une machine de temps jusqu’en 1821. John Mark Crank Delesdernier a obtenu la propriété des Sabourins. Il l’a ensuite vendu à son fils, Peter Francis Christian, pour loger le poste de traite de la famille. Prochainement, nous découvrirons pourquoi la femme de Peter, Amelia Rice, nomma la maison «Greenwood» lorsqu’ils emménagèrent en 1824.

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