L'Histoire Greenwood - partie 2
Les Delesderniers

D’origine huguenote, John Mark Crank Delesderniers est né près de ce qui est maintenant Windsor,  à Terre-Neuve. Compétant en anglais, français et plusieurs langues autochtones, il travailla durant sa vie comme traiteur, arpenteur, propriétaire de moulin, «représentant de la couronne» aux Iroquois et Algonquien, fonctionnaire aux douanes et capitaine de la gendarmerie.

Puis, en 1795, lui et sa famille sont déménagés à la région que nous connaissons aujourd’hui comme Saint Anne-de-Bellevue. Là, il ouvert un poste de traite et servit comme représentant de la couronne responsable pour la Mission des Deux Montagnes (Oka).

En quelques années, Mark venda sa maison à Saint Anne et déménagea à Cavagnal (plus tard appelé Como, maintenant Hudson), où il put obtenir Lot #15 du Seigneur de Vaudreuil. C’est ici que lui et son beau-père construisirent la maison qu’ils nommèrent Swiss Cottage, complété en 1805, positionné plus convenablement qu’en Saint Anne pour la traite avec les amérindiens d’Oka. Prochainement, il bâti le premier magasin dans la région sur de la terre directement à l’Ouest de Swiss Cottage.

En 1821, il acheta le lot Sabourin, étendit la fermette originale et ouvrit le magasin général. Mark appartenait maintenant un tract de terrain assez considérable. Chaque lot avait quatre champs de longueur et un mile et demie de profondeur.

Quelques années plus tard en 1824, son fils, Peter Francis Christian Delesderniers (on l’appelait Frank) et sa femme de 16 ans, Amelia Rice, ont obtenu possession de la maison et des affaires du magasin. Leur seul enfant, Mary Cecilia, a été né à Greenwood en 1826.

La famille jouissait d’une vie prospère. Il eut un autre ajout à la maison/magasin en 1840 pour accommoder la première station de poste dans la région. Frank, bien sûr, était l’original maître de poste.

Amelia a aussi un coin important dans l’histoire ancestrale de Phoebe Nobbs Hyde. C’est elle qui donna à Greenwood son nom.

Son inspiration fut tirée de «l’arbre greenwood», un gigantesque orme qui poussait sur le terrain. Dans un poème, Amelia et Frank exprimèrent leur désir de se faire enterrer sous cet arbre.

Le mausolée, situé en biais de Greenwood, monte la garde sur leurs tombeaux.

Il y a une histoire peu connue connectée à cet arbre. Jusqu’à ce qu’il succombe à la maladie dans les années 1960s, cet arbre d’au moins 150 ans avait une épaisse chaîne qui l’entourait. On raconte que lorsque John Mark Crank Delesderniers mourrait, une dispute parmi ses enfants fit surface : puisqu’une partie d’entre eux était Catholiques et l’autre était Protestante, ils ne pouvaient pas parvenir à un accord sur la meilleure façon de mettre son âme au repos.

Mark s’est levé la voix et leur a dit qu’il serait avec Dieu en autant que l’arbre Greenwood était en santé. Durant la nuit de sa mort, il eut une terrible tempête dans laquelle l’arbre fut presque fendu en deux. Ses enfants ont pu réconcilier leurs différences en sauvant l’arbre (et l’âme de leur père!) en l’enveloppant d’une lourde chaîne. La prochaine fois que vous passez le mausolée sur la rue Main, imaginez un orme majestueux et la responsabilité grave qu’il devait porter pour si longtemps!

Peter Francis Christian Delesderniers mourra en 1854. Sa femme vécue un autre six ans sans lui. Les deux, toutefois, étaient en vie lorsque leur fille, Mary Cecilia, maria Capitaine Robert Ward Shepherd en 1847.

Dans la prochaine partie de l’histoire, nous découvrirons en plus grand détail à propos des vies de Mary Cecilia et Robert. Il était un pionnier dans le développement de la navigation à vapeur sur la Rivière des Outaouais. Vous pourrez aussi découvrir pourquoi la région le long de la rue Main, de l’Église St. Mary, passé le «Royal Oak Tennis Club», était parfois appelée «Shepherd Village».

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